Une voiture photographie les plaques

Auto école de Genève

La fondation des parkings lance un test de la «Scan Car» au centre-ville. Les contrevenants seront automatiquement repérés.

En présentant sa «Scan Car» vendredi, la Fondation des parkings semblait lancer un message aux Genevois: dès lundi, rappelez-vous de payer votre place de parking! Car durant l’heure où un contrôleur du stationnement humain peut effectuer 80 contrôles, les 24 caméras de la voiture qui sillonnera nos rues peuvent saisir jusqu’à 1000 images.

Cette dernière trouvaille sera reconnaissable à ses plaques néerlandaises – le véhicule est prêté par la société qui a développé le système – et à la «boîte» placée sur son toit. Elle longera les places blanches et bleues à macarons au centre-ville (zones Saint-Gervais, Cité, Bastions et Tranchées-Rive) jusqu’au 25 novembre.

Voici le dispositif: alors que la Scan Car roule à vitesse réduite, les caméras s’activent, repèrent et photographient les plaques d’immatriculation. Instantanément, le système interroge une base de données centralisée qui collecte les informations enregistrées dans les horodateurs (ceux de dernière génération le permettent). Si l’automobiliste a payé sa place ou s’il possède un macaron (son numéro de plaques est enregistré dans la base), rien ne s’affiche sur l’écran installé dans la voiture. En revanche, si le paiement n’a pas été effectué, la photo de la plaque d’immatriculation apparaît. Elle devient également visible pour l’un des contrôleurs du stationnement qui suit la Scan Car. Et qui peut amender. «Il s’agit d’un dispositif qui permet de lire les numéros de plaques comme un agent, mais à un rythme beaucoup plus soutenu», résume Jean-Yves Goumaz, directeur général de la Fondation des parkings. Comment saisir les numéros des véhicules collés les uns aux autres en file indienne? «Une distance de 30 centimètres est suffisante», répondent les ingénieurs, rappelant que 24 caméras permettent de multiplier les angles de vue, à l'avant comme à l’arrière.

Ce test dira si cette technologie est efficace et si elle peut faire baisser un chiffre effarant: 60% des usagers ne paient pas leur stationnement à Genève. Quant à la question de la protection des données, elle a été examinée et validée par le préposé genevois.

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